Le projet initial (pétitionnaire : M. Guibert)

  • Détournement du Tabuc à 1 687 m d'altitude
  • Acheminement de l'eau par conduite sur 900 à 1 200 m vers un moulin à 1 496 m
  • Puissance projetée : 711 kW maximum
  • Réduction du débit : de 750 litres/seconde à seulement 50 litres/seconde
  • Conduite en charge nécessitant d'importants travaux de terrassement
  • Petite structure en béton : 6m × 2,5m × 2,5m à la prise d'eau

Opposition de l'association — chronologie

  • Juin 1978 : Lettre au ministère de l'Industrie détaillant les préoccupations environnementales.
  • Correspondance avec le ministère de l'Environnement concernant le débit insuffisant en réservoir.
  • Multiples lettres de suivi pour surveiller le dossier en attente.

Arguments environnementaux clés

  • Quasi-assèchement du ruisseau du Petit Tabuc
  • Perte d'eau pour l'irrigation agricole en aval
  • Destruction de l'habitat forestier adjacent
  • Servitude obligatoire de 5 m traversant le GR 54 (porte d'entrée du Parc National des Écrins)
  • Dégradation visuelle d'un village doté d'une église historique

La découverte décisive

Les membres ont identifié des contradictions fondamentales entre l'étude d'impact et la demande de concession originale concernant l'emplacement de la centrale. Cette découverte a renforcé considérablement leur position.

Le dénouement (juin 1982)

Suite à une conversation téléphonique en 1980 avec un fonctionnaire du ministère de l'Environnement, celui-ci a reconnu avoir « négligé » les contradictions entre les documents. Le ministère a demandé des éclaircissements au pétitionnaire.

Le ministère de l'Agriculture a finalement confirmé : « Cette demande de concession n'a pas pu être soumise à enquête publique faute d'accord du ministère de l'Environnement. »

La demande a été bloquée en raison de :

  • Documentation incomplète du pétitionnaire
  • Nouvelle législation (juillet 1980) relevant le seuil de puissance pour les concessions de 500 kW à 4 500 kW
  • Absence persistante d'approbation ministérielle

Mise en garde

Le dossier n'a jamais été formellement clos, et aucune notification n'a été donnée lorsqu'il a mystérieusement été réactivé, forçant de nouveaux efforts de défense. C'est pourquoi l'association reste vigilante face à tout projet similaire.